Test Nothing Phone (2a) Plus : Plus puissant, mais à quel prix ?

par LeNomade
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Nothing a su imposer son style dans un marché ultra-concurrentiel. Si ses smartphones se distinguent par leurs caractéristiques techniques, c’est surtout leur design qui les a rendus reconnaissables entre mille. En jouant sur la transparence et des LED aussi esthétiques que pratiques, la marque a su imposer une identité forte en un temps record. Nothing ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction face à cette montée en puissance. Dans ce contexte, et avec la confirmation que le Phone 3 ne verra pas le jour avant 2025, Nothing lance le Nothing Phone (2a) Plus, un modèle censé apporter un gain de puissance et quelques optimisations. Nous avons voulu voir s’il mérite vraiment l’intérêt.

Ce test a été réalisé avec un produit prêté par Nothing.

Le design du Nothing Phone (2a) Plus :

Le Nothing Phone (2a) Plus reprend dans l’ensemble les lignes du Phone (2a). L’avant reste inchangé avec un écran de 6,7 pouces, encadré par de fines bordures uniformes d’environ 2 mm, supprimant ainsi l’effet menton souvent disgracieux.

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Les tranches plates rappellent l’esthétique des derniers iPhone, avec les boutons d’alimentation et de volume regroupés à droite. Leur finition gris métallisé ne brille pas par son élégance et donne un aspect très plastique, qui manque un peu de cachet.

Le véritable changement se trouve à l’arrière. La plaque de verre transparente laisse désormais apparaître un ruban façon circuit imprimé plat. Ce dernier repose sur une surface métallique ornée de stries en anneaux, ajoutant une texture plus travaillée au design.

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Sur la partie supérieure, les deux optiques semblent observer fixement, intégrées dans un bandeau en plastique cerclé de métal. Elles sont entourées par trois LED blanches, constituant le système Glyph. Toujours aussi distinctif, celui-ci ne sert pas qu’à l’éclairage, mais aussi d’interface visuelle pour certaines notifications et interactions.

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Le tout est protégé par un verre Gorilla Glass 5 à l’avant et bénéficie d’une certification IP54, offrant une résistance aux éclaboussures, mais pas à l’immersion. Un point à prendre en compte pour les plus maladroits.

Prise en main du Nothing Phone (2a) Plus :

Les dimensions restent les mêmes : 161,7 x 76,3 x 8,5 mm pour 190 g. Un gabarit raisonnable, mais qui peut être un peu encombrant pour les petites mains.

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À l’usage, la prise en main est agréable et le smartphone ne glisse pas trop. Toutefois, par temps chaud, le dos en verre peut devenir plus glissant, ce qui nécessite un peu plus de vigilance. Bonne nouvelle : les traces de doigts y sont peu visibles, sauf sous une forte lumière directe. Enfin, le bloc photo est bien intégré, permettant d’utiliser l’appareil à plat sans qu’il ne bascule.

L’écran du Nothing Phone (2a) Plus : De belles prestations, mais un HDR en retrait

Le Nothing Phone (2a) Plus s’équipe d’une dalle AMOLED de 6,7 pouces, avec une définition de 2412 x 1084 pixels et un taux de rafraîchissement dynamique oscillant entre 60 Hz et 120 Hz. L’affichage est très fin, avec une densité de pixels de 394 ppp.

Parmi les deux modes d’affichage proposés (Actif et Normal), le mode Actif se démarque nettement par son équilibre colorimétrique. Toutefois, cela reste un peu en retrait, avec une légère dérive vers le bleu. De plus, si la palette de nuances est belle, on note un petit manque de fidélité des couleurs.

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La luminosité est dans la bonne moyenne : elle permet un usage confortable en plein jour, mais pas en plein soleil. Le HDR se démarque, mais uniquement dans le noir complet. Même une ambiance tamisée aura trop d’impact sur le rendu.

Logiciel : Une boîte à outils au look unique

Si le Nothing Phone (2a) Plus tourne sous Android 14, c’est bien Nothing OS 2.6 qui donne à l’expérience son identité visuelle forte.

L’interface se démarque par son minimalisme et son esthétique monochrome, à la fois élégante et fonctionnelle. Les icônes épurées, la typographie spécifique, et les widgets exclusifs apportent une vraie touche de personnalisation, sans pour autant surcharger l’écran.

Les utilisateurs peuvent bien sûr modifier les couleurs, les fonds d’écran et la disposition des icônes, mais l’ADN graphique de Nothing reste omniprésent. Contrairement à certaines surcouches surchargées de fonctionnalités parfois inutiles, Nothing OS mise sur la fluidité et la simplicité.

L’ensemble est cohérent, agréable à utiliser, et sans bloatware intrusif. Toutefois, ceux qui aiment customiser leur smartphone en profondeur pourraient se sentir un peu limités par cette approche plus rigide. En ce qui concerne la politique de mise à jour, nous avons droit à trois ans de mise à jour majeure et quatre de sécurité.

Nous avons droit au système Glyph. Il utilise les bandeaux LED au dos, aussi bien pour alerter d’un appel ou d’une notification que pour rythmer l’éclairage en fonction de la musique écoutée. Il est même possible de suivre la progression de l’arrivée d’un Uber.

Fonctions réseau et communication

Le Nothing Phone (2a) Plus est compatible avec tous les réseaux 4G et 5G en France. Il supporte le Wi-Fi 6, le NFC, et le Bluetooth 5.3. En ce qui concerne le GPS, il es complet (Glonass, Galileo, Beidou, A-GPS et QZSS). Lors de nos tests, la qualité des appels était satisfaisante, avec une émission et une réception claires, sans perturbations notables.

Audio et qualité d’appel Nothing Phone (2a) Plus :

Dommage que Nothing n’ait pas profité de ce Phone (2a) Plus pour intégrer un port jack. L’unique solution pour un casque filaire passe par l’USB-C, ce qui peut être contraignant pour certains utilisateurs. Côté sans-fil, le Bluetooth 5.3 est de la partie, avec la prise en charge des profils A2DP et BLE, assurant une connexion stable et une compatibilité étendue avec les écouteurs et casques sans fil du marché.

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En appel, le son est très clair, avec un rendu des voix clair et audible. En écoute audio, cela est assez équilibré mais manque singulièrement de basses.

Performances du Nothing Phone (2a) Plus : Un boost bienvenu

Le Nothing Phone (2a) Plus embarque un MediaTek Dimensity 7350 Pro 5G, une version customisée spécifiquement pour Nothing. Le constructeur annonce un gain de 10 % de performances par rapport au modèle précédent. Pour compléter cet ensemble, on retrouve 12 Go de RAM et 256 Go de stockage.

Dans les benchmarks, comme l’usage quotidien, cette puissance supplémentaire se traduit par une fluidité exemplaire : navigation instantanée, multitâche sans accroc et animations réactives.

Côté graphismes, le GPU Mali G610, lui aussi optimisé, fonctionne à 1,3 GHz, avec une promesse d’amélioration de 33 % en puissance brute. En gaming, ce boost est également perceptible dans les benchmarks :

Dans les jeux, nous avons de bon résultat pour un produit de ce prix. Ainsi, dans Fortnite nous obtenons un framerate entre 25 et 30 fps en mode Épique, 30 fps stables en mode Élevé, et 30 à 34 fps en mode Moyen.

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Genshin Impact : tourne correctement en graphismes élevés, mais il faut baisser à moyen pour une vraie stabilité à 60 fps. La chauffe reste contenue, même après 30 minutes de jeu intensif, et le throttling (baisse de performances pour éviter la surchauffe) est peu perceptible. Ce Nothing Phone (2a) Plus gagne donc bien en réactivité et en puissance, mais sans bouleversement radical.

La Photo du Nothing Phone (2a) Plus : Un rendu satisfaisant, mais sans éclat

Le Nothing Phone (2a) Plus embarque trois capteurs photo :

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  • Capteur grand-anglede 50 Mpx, f/1.88
  • Ultra grand-angle de 50 Mpx en f/2.2
  • Un capteur selfie de 50 Mpx en f/2.2

La principale nouveauté par rapport au Phone (2a) est donc l’amélioration du capteur avant, qui gagne en résolution. De plus, il peut maintenant filmer en 4K. Pour le reste, les résultats sont très proches du modèle précédent.

Photos de jour :

Capteur principal :

Le capteur principal s’en sort très bien dans de bonnes conditions lumineuses. Les photos offrent un piqué satisfaisant, une gestion correcte des zones surexposées et un rendu colorimétrique fidèle.

Bonne nouvelle, la dérive verdâtre constatée sur le Phone (2a) a totalement disparu.

Capteur ultra grand-angle

L’ultra grand-angle, lui, fait le job, mais reste moins précis. La colorimétrie et le contraste sont bien gérés, mais on note une déformation plus marquée sur les bords et une perte de détails perceptible.

Toutefois, globalement nous devons noter un rendu plus sombre que le capteur principal.

Le lissage est un peu trop agressif, ce qui n’aide pas à conserver les détails.

Les différents niveaux de zoom :

Pas de téléobjectif ici, avec un zoom 100 % numérique.

Le zoom x2 est exploitable avec peu de perte de qualité. Bien que la colorimétrie soit un peu trop saturée et la gestion des hautes lumières moins précise.

Gand-angle Vs Zoom 2x

Les zooms x4 reste exploitable dans de bonne conditions de lumière. Plus elle baisse, plus le bruit numérique s’invite gommant les détails les plus fins et même les moyes.

Zoom 2x Vs Zoom 4x

Le zoom 8x et 10x deviennent difficilement exploitables. Les défauts déjà présent en 4x deviennent ici plus intense, réduisant l’intérêt de ces zoom.

Photo de nuit

Capteur grand-angle :

Le mode nuit surprend agréablement. Le capteur absorbe bien la lumière et restitue des textures détaillées (pierres, objets en relief).

Mais dans les zones complexes, le rendu perd en lisibilité. Un défaut gênant apparaît avec les sources lumineuses, qui génèrent de longs rayons lumineux. Cela peut altérer l’esthétique des clichés nocturnes.

Ultra grand-angle :

L’ultra grand-angle reste correct, bien que les contrastes s’effacent légèrement et que la colorimétrie perde en intensité.

Les détails sont bien plus brouillons, le lissage trop intense ce qui retire tout relief aux textures.

Ultra grand-angle vs Grand-angle

Les différents niveaux de zoom :

Le zoom x2 en mode nuit reste convenable, mais avec une nette perte de détails. Les zooms supérieurs deviennent quasiment inutilisables.

Alors oui, nous notons dès le zoom x2 un lissage qui gomme les plus petits détails et les textures.

Grand-angle Vs Zoom 2c

Toutefois, nous gardons une belle luminosité, et la captation de la lumière reste équilibrée, jamais trop lumineuse.

Zoom 2x vs Zoom 5x

Le zoom x5 reste correct, mais le lissage est trop agressif, la gestion de la lumière moins fine, et des artéfacts peuvent même déformer certaines zones. C’est notamment visible sur les grilles blanches du bâtiment ou les rambardes du pont.

Le zoom x10, et au-delà, est assez décevant, avec les défauts du zoom x5 encore plus accentués. À n’utiliser que dans d’excellentes conditions de luminosité.

Mode Portrait et Selfie

Le Phone (2a) Plus propose des portraits convaincants. Le détourage est propre, même sur des cheveux indisciplinés, et le flou d’arrière-plan est bien géré. Toutefois, le temps d’exposition est parfois un peu long, ce qui peut nuire à la netteté si le sujet bouge légèrement. La colorimétrie est correcte, mais la carnation manque encore de naturel, donnant parfois un teint un peu artificiel.

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L’un des points faibles du Phone (2a) était la perte de piqué en intérieur. Malheureusement, cela reste vrai ici, avec des détails moins fins dès que la lumière faiblit.

Le nouveau capteur selfie de 50 Mpx améliore le rendu global. L’image est plus détaillée qu’avec le Phone (2a), mais la colorimétrie reste légèrement fade. L’ensemble est néanmoins plus exploitable, surtout pour les amateurs d’autoportraits en haute résolution.

Autonomie et charge : endurant et rapide

Honor équipe son Magic 6 Pro d’une batterie de 5600 mAh, une capacité un brin supérieure à la moyenne. En utilisation classique, avec une alternance de navigation web, réseaux sociaux, streaming vidéo et quelques photos, le smartphone atteint une bonne moyenne de 15 à 17 heures. Si nous avons un usage intensif, nous passons à une dizaine d’heures d’autonomie.

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En streaming vidéo, il est capable de tenir environ 20 heures en lecture continue, tandis qu’en jeu, l’autonomie chute à environ 7 heures. Honor ne se contente pas d’une grande batterie, il propose aussi une charge ultra rapide. Le Magic 6 Pro supporte une charge filaire de 80 W et une charge sans fil de 66 W. Il récupère 20 % de batterie en 5 minutes, 55 % en 15 minutes et atteint les 100 % en moins de 50 minutes.

Conclusion, prix et disponibilité du Nothing Phone (2a) Plus :

Le Nothing Phone (2a) Plus est disponible en noir ou vert au prix de :

  • 1299 euros : 12 Go + 512 Go,

chez Honor et les revendeurs partenaires.

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